Des éclaircissements sur les honoraires des agents immobiliers

C’est Gilles Schmitt, Directeur et Consultant du réseau STARTGO, qui nous fait remarquer que les honoraires des transactions immobilières génèrent un grand nombre d’à priori, dus beaucoup plus à une méconnaissance du travail de l’agent immobilier, qu’à de réelles constatations fondées. Selon Gilles Schmitt, pour effacer ce malentendu (car il s’agit bien d’un malentendu), il faut avant tout rappeler la mission notoire de l’agent immobilier, qui ne se cantonne pas à un simple acte de recherche, de vente ou d’achat, mais qui se justifie par le rôle d’un professionnel formé en immobilier, qui met toutes ses compétences au service de son client pour l’accompagner et le conseiller au mieux de bout en bout, lors de sa transaction en engageant sa responsabilité . Donc, avant de dénigrer le montant des émoluments des agents immobiliers, il est nécessaire de tenir compte de tous les éléments et de prendre la mesure de l’ampleur de leur tâche…

LES ÉTAPES, DEPUIS LA DEMANDE DU CLIENT JUSQU’À LA VISITE DU BIEN

C’est pour cela que Gilles Schmitt précise qu’il serait naïf et erroné de croire que la demande d’un client aboutit immédiatement à une visite, sans étape intermédiaire.Il faut reconnaître que le travail d’investigation, souvent invisible, de l’agent immobilier est bien réel et demande un temps infini en termes de :

  • Devoir de Vérification
  • Etude de documents administratifs, juridiques  et comptables
  • Devoir de conseil
  • Devoir d’information
  • Conception d’annonces et de publicité
  • Prospection des biens ou des clients
  • Estimation  évaluation
  • Élaboration et signature de documents officiels
  • Renseignement des clients potentiels
  • Prises de rendez-vous et gestion de plannings
  • Visites et contre-visites
  • Négociation des tarifs et rendez-vous pour signature

C’est de plus une besogne de longue haleine, qui demande des compétences pointues et éprouvées, difficilement réalisables par des non professionnels.

LA RÈGLEMENTATION DU MÉTIER D’AGENT IMMOBILIER

A ce sujet, Gilles Schmitt rappelle que les entreprises peu scrupuleuses qui ont tenté de soumettre la profession à une concurrence qui annonçait des tarifs imbattables, n’ont pas perduré. Leurs annonces fracassantes et hâtives ont cependant entraîné de nombreuses tentatives de demandes de négociation de la part des clients, en ajoutant de l’eau au moulin de ceux qui fustigent la rémunération de l’agent immobilier. Pourtant, il faut savoir que ces tarifs sont désormais règlementés et étroitement surveillés par les autorités. Leur négociation est donc impossible.
D’autre part, la Loi Hoguet, qui règlemente la profession, exige que le paiement des honoraires ne s’effectue qu’après signature de l’acte authentique qui conclu la transaction.

LES ALEAS DU MÉTIER

Au-delà du délai de paiement (parfois très long) qu’impose une signature d’acte authentique cet aléa crait une instabilité et une incertitude dans le règlement  de la perception des honoraires de l’agent immobilier avec toutes les difficultés que cela entraîne dans la gestion d’un budget personnel… Mais, à la rigueur, ce n’est pas insurmontable, le vrai problème réside ailleurs.
En réalité, ce n’est pas l’unique aléa auquel est soumise la profession, toujours d’après Gilles Schmitt. Il y a aussi tous les risques d’avortement de la transaction en cours, qui mettent les agents immobiliers à la merci d’un arrêt brutal et total de la procédure, rendant tout le travail déjà accompli, inutile et surtout, non rémunéré… Et c’est le cas si une clause suspensive du contrat est avérée, si une défaillance financière de l’acheteur est décelée,si une maladie ou un décès stoppent les négociations, ou si un désaccord contractuel se révèle.
Alors avec cet éclairage, peut-on toujours affirmer que les honoraires des agents immobiliers sont exorbitants pour une action limitée ? Gilles Schmitt est persuadé que non.

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