Emilie Viala : sa vie d’entreprise et son engagement pour les négociateurs

Emilie Viala a accepté de nous parler d’elle et, surtout, de son réseau immobilier, HomelandTransaction, qu’elle a créé en mai 2015. Gérer un réseau immobilier est un sport de combat ! Jusqu’ici, Emilie ne le savait que par procuration. Mais cette fois, c’est bien elle qui figure dans le viseur. Une première pour elle, qui a décidé de partager son expérience avec vous au travers de cette entrevue.

ImmoActu : Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet de réseau de mandataires immobilier ?

Emilie Viala : L’idée de créer mon propre réseau immobilier m’est venue assez naturellement. J’avais envie de fournir a mes clients les services d’une structure riche et diversifiée pour leur apporter le meilleur au quotidien, mais aussi de transmettre mon savoir à d’autres négociateurs. Lorsque j’ai commencé à créer ce réseau, j’avais une idée précise du positionnement et des objectifs de HomelandTransaction :

– Je voulais un réseau immobilier au service des clients vendeurs et acquéreurs : je souhaite vraiment remettre l’accent sur notre professionnalisation, valoriser les biens de nos clients et apporter une expertise de qualité. Un bien immobilier ce n’est pas vendre une baguette de pain, on s’engage pour une vie.

– Je voulais garder une indépendance des conseils : j’interviens en toute indépendance pour apporter à mes clients les meilleures solutions à vos besoins. Je ne voulais pas d’un réseau de commerciaux qui visent à placer des produits, mais bien d’un réseau d’agents immobiliers qui sont capables d’apporter des services à leurs clients. Je suis diplômée et j’ai des compétences juridiques qui me permettent d’apporter des réponses précises aux managers et négociateurs si besoin.

– Une proximité avec les clients : je privilégie les interventions autour de mon implantation (Capbreton, Bordeaux, Toulouse…) afin de pouvoir rencontrer mes négociateurs et managers régulièrement. En effet, quoi de mieux que le contact physique pour avancer ensemble ?

– Une approche pragmatique des besoins des négociateurs : j’insiste bien sur la notion de besoins. En effet, les conseils doivent apporter au négociateur une valeur ajoutée par rapport à leurs aspirations. J’apporte alors un œil externe, ainsi que des conseils pour fournir des solutions simples qui pourront aisément être mises en œuvre dans des cas bien précis.

Aujourd’hui, 8 mois après le début de cette aventure, je trouve que HomelandTransactions répond aux objectifs que je m’étais fixée et à mes attentes en termes de développement.

I.A. : Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

E.V. : Effectivement, monter son entreprise est un projet de vie passionnant, mais qui nécessite une préparation poussée pour le voir aboutir dans les meilleures conditions.

Je donnerais deux conseils :

–  Tout d’abord, élaborez un business plan solide. C’est lui qui permettra d’évaluer la viabilité de votre projet, de définir votre ligne de vie sur les prochaines années, de trouver des financements, etc…

– Ensuite, n’hésitez-pas à vous faire accompagner par des experts pour prendre les bonnes décisions qui vont impacter votre entreprise (et donc vous) pendant toute sa vie.

I.A. : Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté, ce n’est pas toujours simple… Avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

E.V. : Évidemment, se lancer dans la création d’entreprise représente des sacrifices, en quittant le statut « confortable » de salarié.

Le premier sacrifice au lancement a été financier, puisque ma création d’entreprise s’est accompagnée de la constitution de recrutement de négociateur. Pendant cette période, on ne touche pas les revenus qu’on avait auparavant en tant que salarié. Mais quand c’est anticipé, cela devient un élément de motivation pour la croissance de son chiffre d’affaires.

Le principal « sacrifice » aujourd’hui est de ne pas avoir d’horaires. Il peut m’arriver de rencontrer des négociateurs le matin avant le début de leur activité, le soir après leur journée de travail ou même le week-end. Mais, c’est un choix que j’assume pour la qualité de service que je propose, et ce n’est finalement pas une forte contrainte quand on traite des sujets passionnants avec des personnes intéressantes.

Le sacrifice de la famille et des enfants a aussi un impact que vous le voulez ou non, mais les étapes et ma maturité ont fait que c’était le bon moment, donc je n’ai pas hésité, à quarante ans c’est le commencement ! (rires)

I.A. : Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apportée de bien à vous, à titre personnel ?

E.V. : Elle m’a apportée de belles rencontres avec des entrepreneurs passionnés par leur métier. Et les aider est une satisfaction au quotidien.

I.A. : Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

E.V. : Je cherche à toujours me former pour apporter le meilleur à mes vendeurs. Je veux découvrir et accompagner encore de nombreux managers passionnés et passionnants lorsqu’ils parlent de HomelandTransaction. Je cherche aussi de nouveaux collaborateurs afin de quadriller au mieux le secteur.

I.A. : Dernière question : pour vous, gérer un réseau immobilier, est-ce pour vous une manière d’exercer votre métier ou est-ce que cela n’a rien à voir avec la transaction immobilière ?

E.V. : Si je devais faire le parallèle entre les deux, je pourrais dire ceci :

Le dirigeant d’un réseau ne peux pas diriger une équipe s’il n’a jamais exercé le métier dans l’immobilier, et préférablement dans un réseau de mandataire : cela permet de mieux cibler les besoins d’un indépendant.

Merci à Emilie Viala, gérante du réseau HomelandTransaction, pour ce témoignage.

 

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