Les ménages les plus aisés évincés de la course au crédit d’impôts en 2020

L’année prochaine, les ménages les plus aisés ne seront plus dans la course au crédit d’impôts portant sur les dépenses liées aux rénovations énergétiques. Désormais, ce crédit est recentré à 40 % sur les ménages aux revenus modestes.

DES PRÉCISIONS SUR CETTE ANNONCE

Dans son discours du mois de Juin

En effet, en juin dernier, le Premier ministre Édouard Philippe a demandé dans son discours une réforme pouvant protéger les ménages modestes face aux exigences de la révolution énergique. Il avait d’ailleurs affirmé que les différentes aides profitaient uniquement aux familles riches. A cet effet, et comme pour répondre à la demande du Premier ministre, le chef de l’État a annoncé que le crédit d’impôts transition énergétique (CITE), devait revêtir un manteau plus large en se transformant en aide massive en faveur des ménages défavorisés. Cette aide (CITE) qui a vu le jour en 2005 et qui a été qualifiée de trop coûteuse et d’inefficace par Matignon est désormais uniquement à destination des ménages moins riches, évinçant ainsi les plus riches.

D’après les allégations du journal Les Échos

Les 20 %des ménages les plus aisés, qui entreprendront des travaux de transition énergétique pour le compte de l’année 2020, seront exclus du CITE. Cependant, le ministère de la transition affirme qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. Il souligne d’ailleurs un certain nombre de composants à savoir : les modalités du dispositif, la superficie éligible pour l’aide, et les barèmes de l’aide sont encore en révision sur une table de concertation entre les acteurs et les professionnels du secteur. À ce stade, le véritable problème serait que les entreprises intervenant dans le bâtiment se retrouvent avec des difficultés parce que 50 % de la population à revenu faible capte, effectivement, le CITE. Ceci constituerait une somme de 850 millions d’euros en 2018, d’après le rapporteur LREM du Budget.

A destination des ménages les plus modestes

Les ménages à revenu intermédiaire quant à eux capteront 41 % du CITE, correspondant à une somme de 700 millions d’euros. Ainsi l’aide sera maintenue en 2020, mais sera convertie en 2021 en une prime moins généreuse que le CITE, qui sera versée par L’Agence nationale de l’Habitat (Anah).

L’Anah a défini selon des critères précis, 40 % de Français, les moins aisés comme étant les ménages les plus modestes qui sont éligibles à recevoir la nouvelle aide aux dépenses de transition énergétique pour le compte de l’année 2020. Il a été déterminé que le montant de la prime serait fonction des revenus des ménages et devra se situer dans une fourchette allant de 200 à 11 000 euros. Ceci dépendra du type des travaux à effectuer par le ménage. Rappelez-vous que le montant du CITE était fonction de la performance des travaux et non du coût de ces derniers. Ceci constitue la spécificité de la nouvelle prime. Ainsi à titre d’exemple, si un ménage désire réaliser des travaux d’isolation des murs ou d’installation d’un double vitrage afin d’améliorer les performances énergétiques de son logement et donc par la même occasion réduire les pertes d’énergie, il recevra en fonction de son revenu, un montant allant de 15 à 40 euros le m².

La vérité sur cette aide est différente

Le grand défaut de cette aide est que les ménages ne pourront en réalité capter que 9 % du montant total du CITE. Car en général, les particuliers de ses ménages ne sont pas souvent des propriétaires et de ce fait ne disposent pas de moyen conséquent pour se lancer dans des rénovations d’envergure. En allant vers la prime, le gouvernement est dans l’optique d’encourager les ménages à faible revenu à se tourner vers les aides à la rénovation énergétique. Car ils pourront entrer en possession de cette prime quasiment en même temps qu’ils démarrent les travaux. Ce qui n’était pas le cas avec le CITE. Cela devrait les motiver à opter pour les aides à la rénovation énergétique.

L’équipe D-Habitat

Crédit photo : PIXABAY