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Les refus de crédits immobiliers se multiplient, les professionnels s’unissent pour que les règles soient assouplies

Les investisseurs sont de moins en moins nombreux et les crédits immobiliers refusés en masse. Les professionnels de l’immobilier, directement touchés par ce phénomène, tentent de faire pression auprès du Haut Conseil de Stabilité Financière pour que les critères d’attribution qu’il a instauré pour les banques, voilà un an, soient assouplis.

DES RÈGLES TROP RIGIDES

Le marché immobilier est figé

La règlementation trop stricte, d’après les professionnels de l’immobilier, fige le marché. Malgré des taux d’intérêt particulièrement bas, nombreux sont les emprunteurs potentiels qui se voient refuser leur demande de crédit immobilier. Parmi les premiers pénalisés, les primo-accédants dont les apports personnels souvent trop faibles voire inexistants, les contraignent aux crédits de longues durées et taux d’intérêt moins performants. Les autres « victimes » de cette réglementation, sont les investisseurs locatifs, qui se sont vus appliquer une méthode de calcul du taux d’endettement différent. Les établissements bancaires tiennent à respecter scrupuleusement les recommandations de décembre 2019, édictées par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), l’autorité qui a en charge de surveiller le système financier, ce qui explique ces nombreux rejets de demandes d’emprunts.

Prévenir les risques d’endettement

Cette administration a souhaité, avec cette règlementation, prévenir les risques qui sont engendrés par des endettements trop importants des candidats emprunteurs. En effet, d’après le HCSF, les demandes accordées de crédits immobiliers s’accéléraient, de manière dangereuse. Cependant, l’ensemble des professionnels du marché immobilier que sont les promoteurs, agents immobiliers ainsi que la fédération du bâtiment, se sont unis pour demander au Haut Conseil de Stabilité Financière de revoir ses critères d’attribution de crédit immobilier dans l’espoir d’un assouplissement.

Les refus de crédits immobilier s’envolent

Dans l’état actuel de crise économique, les établissements bancaires sont déjà très prudents, quant à l’octroi de crédit immobilier. Une prudence, qui déjà à elle toute seule engendre un taux de refus des demandes d’emprunts pour l’acquisition d’un logement, et représente environ 17% en cette fin d’année 2020. Un pourcentage de rejets qui était en 2019 de 5,5%. Mais il semblerait, que certaines banques appliquent, de manière encore plus scrupuleuse, ces règles, sans même tenir compte, dans l’examen des dossiers, du reste à vivre. Un paramètre qui est pourtant tout aussi essentiel, sinon plus, que le taux d’effort des ménages candidats emprunteurs.

Les recommandations du Haut Conseil

Les banques se sont vues demandé par le Haut Conseil de Sécurité Financière, de ne pas dépasser un taux d’endettement de 33% et de limiter la durée d’un emprunt à 25 années. Ces critères écartent les ménages qui, en 2019, avaient une chance de se voir accorder un emprunt immobilier et devenir propriétaires. C’est également un état de fait qui se répercute sur les investisseurs qui aujourd’hui ne représentent plus que 11% des crédits financés, contre l’an passé, 26%.

PLUS DE SOUPLESSE DEMANDÉE PAR LES PROFESSIONNELS DU SECTEUR

Les professionnels de l’immobilier espèrent un assouplissement

L’ensemble des professionnels du marché immobilier, demandent à ce que les établissements bancaires soient plus souples dans le traitement des dossiers de demandes de crédits immobiliers. Des banques qui peuvent sans risque, pour 15% des emprunts conclus, ignorer les directives du Haut Conseil de Sécurité Financière.  Des professionnels qui espèrent voir le chiffre des emprunts accordés, être doublé.

Les acteurs de l’immobilier s’adressent au gouvernement

Devant cette situation inquiétante, les promoteurs, courtiers, constructeurs, agents immobiliers, tous les acteurs du marché immobilier se sont donc mobilisés pour s’adresser à Bruno Le Maire, Ministre de l’économie, des finances et de la relance et Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée auprès de la Ministre de la transition écologique, chargée du logement, un courrier qui fait ressortir les conséquences des recommandations du Haut Conseil de Sécurité Financière sur le marché de l’immobilier.

Une demande d’autonomie de décision pour les banques

Ces professionnels ont donc fait front pour que les établissements bancaires puissent examiner les demandes de crédits immobiliers, en faisant appel à leurs propres règles qui leur permettent de maîtriser les risques. Ainsi, ces professionnels ont présenté plusieurs propositions en demandant à ce que les banques puissent apprécier par elles-mêmes la capacité de remboursement de leurs candidats emprunteurs. C’est également une souplesse demandée sur la durée de remboursement des prêts immobiliers lorsque l’acquisition est financée avec un Prêt à Taux Zéro et concerne un bien immobilier neuf. Enfin, il a été proposé que la règle des 33% d’endettement soit revue pour les investisseurs et d’intégrer un taux d’endettement différencié, séparant les profils de locataires et de propriétaires désireux d’investir au niveau locatif.

Un espoir que la pression soit suivie d’effet

L’ensemble des professionnels du marché immobilier, espèrent à présent que leur union soit suivie d’effet et que la pression qu’ils ont mis sur les autorités financières aura des conséquences positives pour une relance du marché et une reprise significative de l’activité immobilière.

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